De « vraies » victimes : la prison pour un collectionneur de pornographie juvénile
Les images d'enfants agressés sexuellement qui circulent sur le web sont celles de véritables victimes, et la personne qui y accède perpétue le crime, a tenu à dénoncer le Tribunal, lors du prononcé de la sentence d'un résident de Charlesbourg. Jean-Yves Croteau, 63 ans, n'a pas convaincu la juge Réna Émond de lui accorder une peine à purger dans la collectivité. Au lieu de ça, le collectionneur de pornographie juvénile est condamné à une année de prison ferme. Il détenait près de 38 000 fichiers illicites montrant entre autres de jeunes filles de moins de 10 ans avoir des relations sexuelles avec des adultes. Le retraité de la fonction publique a été confronté aux victimes lors des observations sur la peine, en novembre dernier. La tête basse, le sexagénaire avait écouté les enregistrements vidéos de deux mères affectés par le partage des images explicites de leur fille. Me Anne-Frédérique Coulombe, procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), a piloté ce dossier. Photo : Radio-Canada / Yannick Bergeron Le DPCP a pu compter sur cette preuve grâce au travail du Centre canadien de la protection de l'enfance qui a retrouvé des victimes de cyberpédophiles. Les parents et des victimes ont ainsi pu fournir des témoignages vidéo ou écrits sur les impacts de ces infractions. Au total, 18 déclarations de victimes identifiées dans les images retrouvées dans les ordinateurs de Croteau ont ainsi pu être présentées au Tribunal. Qualifiant ses crimes d’odieux, la juge a souligné les conséquences pour les victimes dont les vidéos circulent désormais sur le web et peuvent refaire surface à tout moment. En plus de la détention, la juge Émond impose à Croteau une probation de trois ans. Il devra s'inscrire au registre des délinquants sexuels pour une période de 20 ans et son utilisation d'internet sera contrôlée pendant 5 ans.38 000 fichiers

Crimes odieux
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